{"doc_desc":{"title":"NER_1992_DHS_v01_M","idno":"DDI_NER_1992_DHS_v01_M","producers":[{"name":"World Bank, Development Economics Data Group","abbreviation":"DECDG","affiliation":"","role":"Production of metadata"}],"prod_date":"2012-05-07"},"study_desc":{"title_statement":{"idno":"NER_1992_DHS_v01_M","title":"Enqu\u00eate D\u00e9mographique et de Sant\u00e9 1992","alt_title":"EDS 1992 \/ DHS 1992","translated_title":"Demographic and Health Survey 1992"},"authoring_entity":[{"name":"Direction de la Statistique et des Comptes Nationaux (DSCN)","affiliation":""}],"production_statement":{"producers":[{"name":"Direction technique du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 Publique","affiliation":"","role":"Collaborator"},{"name":"Direction technique du Minist\u00e8re du D\u00e9veloppement Social, de la Population et de la Promotion de la Femme","affiliation":"","role":"Collaborator"},{"name":"Macro International, Inc.","affiliation":"","role":"Technical assistance"}],"funding_agencies":[{"name":"Agence des Etats-Unis pour le D\u00e9veloppement International","abbreviation":"USAID","role":"Funding"},{"name":"Fonds des Nations Unies pour la Population","abbreviation":"FNUAP\/UNFPA","role":"Funding"},{"name":"Programme des Nations Unies pour le D\u00e9veloppement","abbreviation":"PNUD\/UNDP","role":"Funding"}]},"distribution_statement":{"contact":[{"name":"General Inquiries","affiliation":"","email":"info@measuredhs.com","uri":"http:\/\/www.measuredhs.com"},{"name":"Data and Data Related Resources","affiliation":"","email":"archive@measuredhs.com","uri":"http:\/\/www.measuredhs.com"}]},"series_statement":{"series_name":"Demographic and Health Survey (standard) - DHS II","series_info":"L'Enqu\u00eate D\u00e9mographique et de Sant\u00e9 1992 est la premi\u00e8re EDS r\u00e9alis\u00e9e au Niger."},"study_info":{"abstract":"L'Enqu\u00eate D\u00e9mographique et de Sant\u00e9 au Niger OEDSN) a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e par la Direction de la Statistique et des Comptes Nationaux en collaboration avec certaines Directions techniques du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 Publique et du Minist\u00e8re du D\u00e9veloppement Social, de la Population et de la Promotion de la Femme, et avec l'assistance technique de Macro International Inc. Il s'agit d'une enqu\u00eate par sondage, r\u00e9alis\u00e9e au niveau national, dont les objectifs 6taient de fournir des informations d\u00e9taill\u00e9.es sur la f\u00e9condit\u00e9, la planification familiale, la sant\u00e9 de la m\u00e8re et de l'enfant, l'\u00e9tat nutritionnel des enfants de moins de cinq ans, la mortalit\u00e9 infanto-juv\u00e9nile et la mortalit\u00e9 maternelle. Cet ensemble d'informations, coupl\u00e9es aux r\u00e9sultats du Recensement G\u00e9n\u00e9ral de la Population (RGP) de 1988, fournissent une vue d'ensemble de la situation d\u00e9mographique et sanitaire du Niger. \n\nAu cours de I'EDSN, r\u00e9alis\u00e9e sur le terrain entre mars et juin 1992, 5 242 m\u00e9nages, 6 503 femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er (15-49 ans) et 1 570 maris ont \u00e9t\u00e9 enqu\u00eat\u00e9s avec succ\u00e8s. Les caract\u00e9ristiques de la population obtenues \u00e0 partir de l'enqu\u00eate m\u00e9nage, en particulier la structure par \u00e2ge et sexe et la r\u00e9partition par milieu et r\u00e9gion de r\u00e9sidence sont tr\u00e8s proches des r\u00e9sultats du RGP 1988. Ceci t\u00e9moigne de la bonne repr\u00e9sentativit\u00e9 de l'\u00e9chantillon de I'EDSN. \n\nConform\u00e9ment au programme international des EDS, I'EDSN vise les objectifs suivants : \n1. recueillir, \u00e0 l'\u00e9chelle nationale, les donn\u00e9es permettant de calculer des taux d\u00e9mographiques et plus particuli\u00e8rement les taux de f\u00e9condit\u00e9 et de mortalit\u00e9 infantile; \n2. analyser les facteurs directs et indirects qui d\u00e9terminent le niveau et les tendances de la f\u00e9condit\u00e9; \n3. analyser les facteurs directs et indioects qui d\u00e9terminent le niveau et les tendances de la mortalit\u00e9; \n4. mesurer les taux de connaissance et de pratique contraceptive par m\u00e9thode, par milieu d'habitat et selon les secteurs de distribution de la contraception; \n5. recueillir des donn\u00e9es de qualit\u00e9 sur la sant\u00e9 familiale; pour les enfants de moins de 5 ans : vaccination contre les 6 maladies du Programme Elargi de Vaccination (PEV), pr\u00e9valence et traitement de la diarrh\u00e9e et d'autres maladies, mortalit\u00e9 infantile et juv\u00e9nile; pour les femmes en fige de procr\u00e9ation : visites pr\u00e9natales, assistance \u00e0 l'accouchement et allaitement au sein; \n6. mesurer l'\u00e9tat nutritionnel des m\u00e8res et des enfants de moins de cinq ans (mesures anthropom\u00e9triques : taille et poids); \n7. d\u00e9velopper au niveau du pays les capacit\u00e9s et les ressources n\u00e9cessaires \u00e5 la r\u00e9alisation p\u00e9riodique d'enqu\u00eates d\u00e9mographiques et de sant\u00e9. \n\nPRINCIPAUX RESULTATS\n\nLes femmes nig\u00e9riennes ont une f\u00e9condit\u00e9 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, l'une des plus \u00e9lev\u00e9e en Afrique : avec les niveaux actuels, une femme donnera naissance en moyenne \u00e0 7,4 enfants durant sa vie f\u00e9conde. L'une des principales caract\u00e9ristiques de cette f\u00e9condit\u00e9 est sa pr\u00e9cocit\u00e9 : une femme sur deux donne naissance \u00e0 son premier enfant avant l'\u00e2ge de 18 ans. Par ailleurs, les niveaux de f\u00e9condit\u00e9 pr\u00e9sentent de fortes variations selon le milieu de r\u00e9sidence et le niveau d'instruction. Les femmes du milieu rural (7,5 enfants par femme) donnent naissance, en moyenne, \u00e0 1,6 enfants de plus que celles de Niamey (5,9 enfants par femme). De m\u00eame, les femmes sans instruction (7,5 enfants par femme) ont, en moyenne, plus de 1 enfant de plus que celles qui ont fr\u00e9quent~ l'\u00e9cole (6,3 enfants par femme). \n\nParmi les femmes de 15-49 ans, 86 pour cent \u00e9taient mari\u00e9es au moment de l'enqu\u00eate et, \u00e0 partir de 30 ans, moins de 1 pour cent des femmes restent c\u00e9libataire : ainsi, le mariage qui demeure le cadre presque exclusif de la procr\u00e9ation, est quasi universel au Niger. En outre, plus d'une femme mari\u00e9e sur trois (36 pour cent) vit en union polygame. L'entr\u00e9e en union est tr\u00e8s pr\u00e9coce : \u00e0 18 ans, 89 pour cent des femmes sont d\u00e9j\u00e0 mari\u00e9es et l'\u00e2ge m\u00e9dian au premier mariage est de 15,1 ans. Les premiers rapports sexuels se produisent \u00e9galement tr\u00e8s t\u00f4t (\u00e2ge m\u00e9dian de 14,9 ans). Cette pr\u00e9cocit\u00e9 des premiers rapports sexuels et du mariage expliquent la pr\u00e9cocit\u00e9 de la f\u00e9condit\u00e9. En outre, aucune tendance ne semble se dessiner dans le sens d'une modification de l'\u00e2ge d'entr\u00e9e en union, m\u00eame si les femmes de Niamey et surtout celles ayant fr\u00e9quent\u00e9 l'\u00e9cole se marient plus tardivement (respectivement, \u00e2ges m\u00e9dians de 16,2 et 17,1 ans) que les femmes du milieu rural et que celles sans instruction (\u00e2ge m\u00e9dian de 15,0 ans). \n\nPlus de trois femmes sur quatre (76 pour cent) connaissent au moins une m\u00e9thode contraceptive, mais les m\u00e9thodes traditionnelles, en particulier les gris-gris, sont mieux connus que les m\u00e9thodes modernes (65 pour cent contre 58 pour cent). Malgr\u00e9 ce niveau de connaissance relativement \u00e9lev\u00e9, seule une tr\u00e8s faible proportion de femmes nig\u00e9riennes (4 pour cent) utilisent la contraception; en outre, les m\u00e9thodes modernes (2 pour cent) et traditionnelles (2 pour cent) sont utilis\u00e9es en m\u00eame proportion. Comme pour la f\u00e9condit\u00e9, les niveaux d'utilisation de la contraception varient fortement selon le milieu de r\u00e9sidence et le niveau d'instruction. A Niamey, 21 pour cent des femmes mari\u00e9es utilisent la contraception et la grande majorit\u00e9 d'entre elles utilisent une m\u00e9thode moderne (17 pour cent), alors que la pr\u00e9valence contraceptive n'est que de 2,5 pour cent en milieu rural. De m\u00eame, 16 pour cent des femmes ayant fr\u00e9quent\u00e9 l'\u00e9cole utilisent une m\u00e9thode de contraception, et surtout une m\u00e9thode moderne (11 pour cent), alors que la pr\u00e9valence n'atteint pas 4 pour cent parmi les femmes sans instruction. \n\nM\u00e9me si une part non n\u00e9gligeable de femmes non-utilisatrices de la contraception (15 pour cent) expliquent leur comportement par le fait qu'elles manquent d'informations, la majorit\u00e9 d'entre elles (51 pour cent) n'utilisent pas de m\u00e9thodes parce qu'elles souhaitent avoir des enfants. Le d\u00e9sir d'enfants est donc tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e : seulement 9 pour cent des enqu\u00eat\u00e9es ont d\u00e9clar\u00e9 ne plus en vouloir et une proportion encore plus faible des matis interrog\u00e9s (2 pour cent) ont exprim\u00e9 le m\u00eame souhait. En fait, si elles n'avaient que les enfants qu'elles d\u00e9sirent, les femmes nig\u00e9riennes auraient une f\u00e9condit\u00e9 (7,1 enfants par femme) tr\u00e8s proche de la f\u00e9condit\u00e9 actuelle (7,4 enfants par femme). Ainsi, si la demande potentielle totale en planification familiale concerne 24 pour cent des femmes, seule une faible part de cette demande (6 pour cent) est orient\u00e9e vers la limitation des naissances, l'objectif principal \u00e9tant d'espacer les naissances et non de les limiter. \nL'EDSN fournit \u00e9galement un ensemble d'informations tr\u00e8s importantes sur la sant\u00e9 et l'\u00e9tat nutritionnel de la m\u00e8re et de l'enfant. \n\nConcernant les soins pr\u00e9natals et les conditions d'accouchement, on constate que pour 30 pour cent seulement des naissances des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, la m\u00e8re est all\u00e9e en consultation pr\u00e9natale; dans 23 pour cent des cas seulement, elle a re\u00e7u au moins une injection antit\u00e9tanique pendant la grossesse; l'accouchement n'a eu lieu dans une formation sanitaire que pour 15 pour cent des naissances; un professionnel de la sant\u00e9 a assist\u00e9 15 pour cent des accouchements et une accoucheuse traditionnelle form\u00e9e 18 pour cent des naissances : la grande majorit\u00e9 des naissances (67 pour cent) ont eu lieu sans l'assistance de personnel sp\u00e9cialis\u00e9, voire sans aucune assistance (17 pour cent). En outre, on constate d'\u00e9normes diff\u00e9rences du point de vue du niveau d'instruction de la m\u00e8re et surtout du point de vue du milieu de r\u00e9sidence : pour 86 pour cent des naissances, les m\u00e8res ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de soins pr\u00e9natals en milieu urbain contre seulement 20 pour cent en milieu rural, et 70 pour cent des accouchements du milieu urbain ont \u00e9t\u00e9 assist\u00e9s par des professionnels de la sant\u00e9 contre seulement 5 pour cent en milieu rural. \n\nLa vaccination contre les maladies-cible du Programme Elargi de Vaccination (PEV), \u00e0 savoir la tuberculose, la dipht\u00e9rie, le t\u00e9tanos, la coqueluche, la polio, la rougeole et la fi\u00e8vre jaune, est un facteur cl\u00e9 d'am\u00e9lioration du taux de survie des enfants. D'apr\u00e8s I'EDSN, parmi les enfants de 12 \u00e0 23 mois qui, selon les recommandations de l'OMS, devraient \u00eatre tous vaccin\u00e9s contre les maladies-cible du PEV, 40 pour cent seulement sont vaccin\u00e9s contre la tuberculose, 20 pour cent ont re\u00e7u les trois doses de DTCoq et de polio, et 28 pour cent seulement sont vaccin\u00e9s contre la rougeole. Seulement 1 enfant nig\u00e9rien sur 7 a re\u00e7u toutes les vaccinations du PEV et, \u00e0 l'oppos\u00e9, 6 enfants sur 10 n'ont re\u00e7u aucune de ces vaccinations. Ces taux de couverture vaccinale d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s faibles au niveau national, masquent d'importantes disparit\u00e9s selon le milieu de r\u00e9sidence et le niveau d'instruction des m\u00e8res: si 46 pour cent des enfants du milieu urbain sont compl\u00e8tement vaccin\u00e9s, ce taux de couverture vaccinale n'atteint que 8 pour cent en milieu rural o\u00f9, \u00e0 l'oppos\u00e9, 79 pour cent des enfants n'ont re\u00e7u aucune vaccination. De m\u00eame, 33 pour cent des enfants dont la m\u00e8re a fr\u00e9quent\u00e9 l'\u00e9cole sont compl\u00e8tement vaccin\u00e9s, contre 12 pour cent seulement des enfants de m\u00e8re sans instruction. \n\nD'apr\u00e8s les d\u00e9clarations des m\u00e8res, pendant les deux semaines ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l'enqu\u00eate, 11 pour cent des enfants de moins de 5 ans ont souffert de toux et de respiration courte et rapide, sympt\u00f4mes d'infections respiratoires aigu\u00ebs, 45 pour cent des enfants ont souffert de fi\u00e8vre qui peut \u00eatre, dans de nombreux cas, un sympt6me du paludisme, et 28 pour cent des enfants ont eu un ou plusieurs \u00e9pisodes diarrh\u00e9iques. Quelle que soit la maladie, une tr\u00e8s faible proportion d'enfants (moins de 14 pour cent) ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9s en consultation lorsqu'ils \u00e9taient malades, et une forte proportion d'enfants atteints (39 pour cent et plus) n'ont re\u00e7u aucun traitement. En particulier, 3 enfants sur 4, atteints de diarrh\u00e9e, n'ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d'aucune forme de Th\u00e9rapie de R\u00e9hydratation par voie Oralc (TRO), alors que 57 pour cent des femmes ont d\u00e9clar\u00e9 conna\u00eetre les sachets de SRO. \n\nLa quasi-totalit\u00e9 des enfants nig\u00e9riens n\u00e9s au cours des cinq ann\u00e9es ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l'enqu\u00eate (98 pour cent) ont \u00e9t\u00e9 allait\u00e9s, mais une tr\u00e8s faible proportion d'entre eux (20 pour cent) ont et~ mis au sein d\u00e8s la naissance. Alors que jusqu'\u00e0 l'\u00e2ge de 4-6 mois tous les enfants ne devraient recevoir rien d'autre que le sein, seulement 1 pour cent des enfants nig\u00e9riens sont exclusivement allait\u00e9s. D\u00e8s le premier mois les enfants re\u00e7oivent diff\u00e9rents types de laits, de liquides et m\u00eame d'aliments solides ou en bouillie, ce qui affecte leur \u00e9tat nutritionnel et augmente leur risque de contracter des maladies infectieuses. En moyenne, et quelle que soit les caract\u00e9ristiques de la m\u00e8re, les enfants sont allait\u00e9s pendant environ 20 mois. \n\nPr\u00e8s d'un enfant sur trois (32 pour cent) est atteint d'un retard de croissance qui r\u00e9v\u00e8le un \u00e9tat de sous-nutrition chronique, et pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de ces enfants sont affect\u00e9s par la forme s\u00e9v\u00e8re de cette sous- nutrition. Pr\u00e8s d'un enfant sur six (16 pour cent) est \u00e9maci\u00e9, c'est-\u00e0-dire atteint de sous-nutrition aigu\u00eb. Cette situation nutritionnelle des enfants, d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s pr\u00e9occupante au niveau national, est encore plus alarmante au niveau de certaines sous-populations : ainsi, le retard de croissance atteint 43 pour cent des enfants du d\u00e9partement de Maradi et 38 pour cent des enfants des d\u00e9partements de Zinder\/Diffa, et l'\u00e9maciation affecte 19 pour cent des enfants du d\u00e9partement de Tillab\u00e9ri et 18 pour cent des enfants du d\u00e9partement de Maradi. \n\nCons\u00e9quence d'une situation sanitaire d\u00e9ficiente et d'un mauvais \u00e9tat nutritionnel, la mortalit\u00e9 des enfants nig\u00e9riens est l'une des plus \u00e9lev\u00e9e au monde. Sur mille enfants qui naissent, 123 d\u00e9c\u00e8dent avant le premier anniversaire et, sur mille enfants qui atteignent 1 an, 223 d\u00e9c\u00e8dent avant l'\u00e2ge de 5 ans. Globalement, 1 enfant sur 3 acc\u00e8de entre la naissance et le cinqui\u00e8me anniversaire. Cette tr\u00e8s forte mortalit\u00e9 qui semble n'avoir que peu \u00e9volu\u00e9 durant les quinze derni\u00e8res ann\u00e9es, pr\u00e9sente, en outre, de fortes variations selon les caract\u00e9ristiques des m\u00e8res. C'est ainsi qu'entre la naissance et le cinqui\u00e8me anniversaire, la mortalit\u00e9 est deux fois plus \u00e9lev\u00e9e en milieu rural (347 pour mille) qu'\u00e0 Niamey (157 pour mille) et qu'elle varie de 208 pour mille pour les enfants dont la m\u00e8re a fr\u00e9quent~ l'\u00e9cole \u00e5 334 pour mille pour les enfants de m\u00e8re sans instruction. \n\nAutre cons\u00e9quence de cette situation sanitaire d\u00e9ficiente, les femmes courent un risque \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9c\u00e9der par cause maternelle. Pour la p\u00e9riode 1979-1992, 39 pour cent des d\u00e9c\u00e8s de femmes se produisant aux \u00e2ges de procr\u00e9ation sont imputables \u00e0 des causes maternelles. Pour la m\u00eame p\u00e9riode, on estime que le taux de mortalit\u00e9 maternelle se situait entre 650 et 700 d\u00e9c\u00e8s maternels pour 100 000 naissances : exprim\u00e9 diff\u00e9remment, cela signifie qu'une femme court un risque de 1 sur 20 de d\u00e9c\u00e9der par cause maternelle durant sa vie f\u00e9conde.","coll_dates":[{"start":"1992-03","end":"1992-06","cycle":""}],"nation":[{"name":"Niger","abbreviation":"NER"}],"geog_coverage":"L'EDSN a couvert tous les d\u00e9partements du Niger sauf, dans le d\u00e9partement d'Agadez, la zone restante d'Arlit et l'arrondissement de Bilma dans sa totalit\u00e9. Les zones exclues, essentiellement d\u00e9sertiques et qui repr\u00e9sentent environ un tiers de la superficie du pays, repr\u00e9sentent moins de 1 pour cent de la population totale.","analysis_unit":"- Household\n- Women age 15-49","universe":"L'enqu\u00eate couvre tous les membres du m\u00e9nage, toutes les femmes \u00e2g\u00e9es de 15-49 ans vivant de fa\u00e7on permanente dans les m\u00e9nages s\u00e9lectionn\u00e9s, ou pr\u00e9sentes la nuit pr\u00e9c\u00e9dant l'enqu\u00eate, les hommes du m\u00e9nage  devant \u00eatre \u00e9galement enqu\u00eat\u00e9 au cours de l'enqu\u00eate.","data_kind":"Sample survey data","notes":"L'Enqu\u00eate D\u00e9mographique et Sant\u00e9 1992 du Niger couvre les th\u00e8mes suivants :\n- Activit\u00e9 sexuelle\n- Caract\u00e9ristiques socio-d\u00e9mographiques\n- Cartographie\n- Connaissance et utilisation de la contraception\n- Compl\u00e9ments nutritionnels\n- Etat nutritionnel des m\u00e8res et des enfants de moins de 5 ans\n- Grossesse et allaitement\n- Mesures anthropom\u00e9triques des femmes enqu\u00eat\u00e9es et de leurs enfants \u00e2g\u00e9s de moins de cinq ans\n- Mortalit\u00e9 maternelle\n- Nuptialit\u00e9\n- Pr\u00e9f\u00e9rences en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9\n- Services\n- Soins pr\u00e9natals\n- Traitement de la fi\u00e8vre, de la toux et de la diarrh\u00e9e chez les enfants de moins de cinq ans \n- Vaccination et sant\u00e9 des enfants"},"method":{"data_collection":{"data_collectors":[{"name":"Direction de la Statistique et des Comptes Nationaux","abbreviation":"DSCN","affiliation":""}],"sampling_procedure":"L'Enqu\u00eate D\u00e9mographique et de Sant\u00e9 au Niger (EDSN) a pr\u00e9vu un \u00e9chantillon de 6000 femmes ag\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans. Le Recensement G\u00e9n\u00e9ral de la Population (RGP), r\u00e9alis\u00e9 au Niger en 1988, a servi de base de sondage. Pour r\u00e9pondre \u00e0 certaines contraintes d'organisation des travaux sur le terrain, il a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire d'exclure de cette base certaines zones g\u00e9ographiques qui \u00e9taient d'acc\u00e8s difficile, notamment les zones pastorales du d\u00e9sert du Nord o\u00f9, de plus, la population est tr\u00e8s faible. L'EDSN \u0153uvre donc tous les d\u00e9partements du Niger sauf, dans le d\u00e9partement d'Agadez, la zone restante d'Arlit et l'arrondissement de Bilma dans sa totalit\u00e9. Les zones exclues, essentiellement d\u00e9sertiques et qui repr\u00e9sentent environ un tiers de la superficie du pays, repr\u00e9sentent moins de 1 pour cent de la population totale. \n\nBASE DE SONDAGE \n\nLe fichier informatique des 4 479 zones de d\u00e9nombrement (ZD), cr\u00e9\u00e9es en 1987\/1988 par le Bureau Central de Recensement pour les besoins du recensement, a servi de base de sondage pour I'EDSN. Des cartes d'assez bonne qualit\u00e9, o\u00f9 figurent les limites de toutes les ZD qui constituent le canton, existent pour chaque ZD et pour chaque canton. \n\nUn classement du fichier par ordre g\u00e9ographique \u00e9tait n\u00e9cessaire avant d'effectuer l'\u00e9chantillonnage des ZD. Bien que les ZD du fichier soient d\u00e9j\u00e0 stratifi\u00e9es par milieu urbain\/rural \u00e0 l'int\u00e9rieur de chaque d\u00e9partement, on a introduit une stratification implicite en ordonnant les arrondissements et, ult\u00e9rieurement, les cantons \u00e5 l'int\u00e9rieur de chaque arrondissement, par ordre g\u00e9ographique. \n\nCARACTERISTIQUES DE L'ECHANTILLON \n\nL'\u00e9chantillon de I'EDSN est bas\u00e9) sur un sondage ar\u00e9olaire stratifi\u00e9 et tir\u00e9 \u00e0 deux degr\u00e9s. Au premier degr\u00e9, 235 zones de d\u00e9nombrement ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9es \u00e0 partir de l'ensemble des ZD avec des probabilit\u00e9s proportionnelles \u00e0 leur taille. Un d\u00e9nombrement exhaustif des m\u00e9nages r\u00e9sidant dans chaque grappe a fourni une liste de m\u00e9nages \u00e0 partir de laquelle on a tir\u00e9, au deuxi\u00e8me degr\u00e9, un \u00e9chantillon de m\u00e9nages. \n\nDOMAINES D'ETUDE ET STRATIFICATION \n\nUn domaine d'\u00e9tude est une sons-population pour laquelle on propose des analyses bas\u00e9es sur les informations recueillies par l'enqu\u00eate. Les trois domaines d'\u00e9tude importants au Niger sont : la communaut\u00e9 urbaine de Niamey, le reste du milieu urbain et le milieu rural. \n\nLa stratification urbain\/rural adopt\u00e9e dans la base de sondage suit une d\u00e9finition administrative : le milieu urbain comprend tous les chef-lieux de d\u00e9partement et d'arrondissement qui peuvent, ou non, poss\u00e9der les caract\u00e9ristiques socio-\u00e9conomiques normalement accord\u00e9es au milieu urbain. Pour cette raison, il \u00e9tait n\u00e9cessaire de consid\u00e9rer la communaut\u00e9 urbaine de Niamey comme \u00e9tant un domaine s\u00e9par\u00e9 et de lui accorder des analyses propres. \n\nQuant aux chef-lieux de d\u00e9partements et d'arrondissements, il \u00e9tait possible de reclassifier certains d'entre eux dans le milieu rural suivant leurs caract\u00e9ristiques socio-\u00e9conomiques. Cependant, cette nouvelle classification urbain\/rural n'a pas \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e car il aurait \u00e9t\u00e9 difficile de d\u00e9terminer les nouveaux crit\u00e8res de classification. De plus, elle aurait rendu les r\u00e9sultats de I'EDSN difficilement comparables aux r\u00e9sultats du recensement et des autres enqu\u00eates qui ont adopt\u00e9 la classification administrative. \n\nL'effectif cible de l'\u00e9chantillon \u00e9tant de 6000 femmes, un \u00e9chantillon proportionnel aurait accord\u00e9 seulement 360 femmes \u00e0 Niamey et 600 femmes au reste du milieu urbain, ce qui aurait \u00e9t\u00e9 trop faible pour des analyses approfondies au niveau de ces deux domaines. On a donc multipli\u00e9 le taux de sondage du milieu rural par 4 pour obtenir celui de Niamey et par 3 pour obtenir celui du reste du milieu urbain. \n\nPARAMETRES DE SONDAGE \t\n\nD'apr\u00e8s les r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires du RGP, la population r\u00e9sidente de femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans repr\u00e9sente 6 pour cent et 10 pour cent, respectivement, \u00e0 Niamey et dans le reste du milieu urbain. (Ces chiffres ne tiennent pas compte des femmes qui r\u00e9sident dans l'arrondissement de Bilma et dans \tla zone restante d'Arlit qui sont exclus de la couverture de l'EDSN)\n\nD'apr\u00e8s les r\u00e9sultats du RGP, le nombre de femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans est de 1,32 par m\u00e9nage dans le milieu urbain, y compris Niamey, et de 1,45 femmes par m\u00e9nage dans le milieu rural. Le nombre de m\u00e9nages \u00e0 tirer dans chaque domaine a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 de la mani\u00e8re suivante : Nombre de m\u00e9nages = Nombre de femmes \/ Nombre de femmes par m\u00e9nage. \n\nOn a aussi pr\u00e9vu un taux de d\u00e9perdition de la part des m\u00e9nages tir\u00e9s ou des femmes identifi\u00e9es dans ces m\u00e9nages. L'exp\u00e9rience d'autre enqu\u00eates EDS dans les pays africains permet de supposer un taux de r\u00e9ponse de 90 pour cent pour les m\u00e9nages et de 90 pour cent pour les femmes, soit un taux global de 80 pour cent. \n\nLe nombre de grappes \u00e0 tirer d\u00e9pend du nombre de femmes h enqu\u00eater dans chaque grappe. Les analyses men\u00e9es apr\u00e8s d'autres enqu\u00eates analogues indiquent que le nombre optimal de femmes \u00e0 enqu\u00eater par grappe est de l'ordre de 30 femmes dans le milieu rural et de 20 femmes dans le milieu urbain. En d\u00e9cidant un tirage de 25 m\u00e9nages en moyenne dans chaque grappe rurale, et de 20 m\u00e9nages en moyenne \u00e0 Niamey et dans le reste du milieu urbain (ce qui reviendrait \u00e0 enqu\u00eater, respectivement, 29 et 21 femmes en moyenne, en tenant compte du nombre de femmes par m\u00e9nage et du taux de r\u00e9ponse), on a abouti \u00e0 un nombre total de 235 grappes, dont 50 \u00e0 Niamey, 55 dans le reste du milieu urbain et 130 dans le milieu rural. Ceci correspond \u00e0 1 000 m\u00e9nages \u00e0 Niamey, 1100 m\u00e9nages dans le reste du milieu urbain et 3 250 m\u00e9nages dans le milieu rural. En cons\u00e9quence, le taux de sondage du milieu rural a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par 4,3 pour obtenir le taux de sondage de Niamey et par 2,7 pour obtenir celui du reste du milieu urbain. Le nombre de grappes \u00e0 allouer \u00e0 chaque strate est proportionnel \u00e0 l'effectif des m\u00e9nages recens\u00e9s dans la strate. \n\nECHANTILLON MARI \n\nL'enqu\u00eate mari au Niger perte sur la moiti\u00e9 des m\u00e9nages s\u00e9lectionn\u00e9s pour l'enqu\u00eate principale. Pour pouvoir mener aussi bien une analyse comparative femme-mari qu'une analyse portant uniquement sur les matis, on a enqu\u00eat\u00e9 les matis de toutes les femmes \u00e9ligibles trouv\u00e9es dans un m\u00e9nage sur deux. Le tirage des m\u00e9nages pour l'enqu\u00eate-mari a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 au m\u00eame moment que le tirage des m\u00e9nages dans toutes les grappes, de fa\u00e7on syst\u00e9matique, et avec une probabilit\u00e9 \u00e9gale \u00e0 un m\u00e9nage sur deux.","coll_mode":"Face-to-face","research_instrument":"L'EDSN a utilise quatre types de questionnaires : \n- un questionnaire m\u00e9nage un questionnaire individuel femme \n- un questionnaire individuel mari un questionnaire communautaire. \n\nLes questionnaires individuels ont \u00e9t\u00e9 traduits dans les deux principales langues du pays, le haoussa et le djerma. \n\na) Le questionnaire m\u00e9nage permet d'\u00e9tablir la liste de tous les membres du m\u00e9nage et des visiteurs et de collecter, \u00e0 leur sujet un certain nombre d'informations telles que le sexe, l'\u00e2ge, l'\u00e9tat matrimonial, le niveau d'instruction... En outre, parle biais du questionnaire m\u00e9nage, sont collect\u00e9es quelques caract\u00e9ristiques des logements devant servir \u00e0 \u00e9valuer les conditions socio-\u00e9conomiques et environnementales dans lesquelles vivent les femmes qui seront enqu\u00eat\u00e9es individuellement. Cependant, l'objectif principal de ce questionnaire est de permettre l'identification des femmes \u00e9ligibles et, \u00e9ventuellement, de leur mari; le questionnaire m\u00e9nage fournit \u00e9galement les informations permettant d'\u00e9tablir le d\u00e9nominateur pour le calcul des taux d\u00e9mographiques (natalit\u00e9, mortalit\u00e9, f\u00e9condit\u00e9). \n\nb) Le questionnaire individuel femme qui constitue le coeur de I'EDSN a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 sur la base du questionnaire Mod\u00e8le B de DHS (questionnaire pour les pays \u00e0 faible pr\u00e9valence contraceptive). Il comprend \u00e9galement une page de couverture, similaire \u00e0 celle du questionnaire m\u00e9nage, sur laque\/le sont enregistr\u00e9es les informations d'identification et les r\u00e9sultats des interviews. Avec les neufs sections qui le composent, il sert \u00e0 recueillir des informations sur les th\u00e8mes suivants : \n- Caract\u00e9ristiques socio-d\u00e9mographiques : cette section comprend trente questions qui portent sur le lieu de r\u00e9sidence, l'\u00e2ge, la scolarisation, l'alphab\u00e9tisation, la nationalit\u00e9 et la religion. \n- Reproduction : cette deuxi\u00e8me section qui comprend vingt-huit questions permet de collecter des informations au sujet des naissances que la femme a eues durant sa vie (enfants n\u00e9s vivant, enfants d\u00e9c\u00e9d\u00e9s), au sujet de l'\u00e9tatde grossesse au moment de l'enquete, des date et dur\u00e9e de menstruation, de l'\u00e3ge de la femme aux premi\u00e8res r\u00e8gles et de la connaissance de la p\u00e9riode f\u00e9conde dans le cycle menstruel. \n- Connaissance et utilisation de la contraception : trente-neuf questions composent cette section qui permet de recueillir des informations sur la connaissance et l'utilisation des diverses m\u00e9thodes contraceptives. \n- Grossesse et allaltement, vaccination et sant\u00e9 des enfants : deux sous-parties composent cette section : la premi\u00e8re qui comporte quarante questions permet d'obtenir des informations concernant la p\u00e9riode de la grossesse, les soins pr\u00e9natals, le lieu d'accouchement et la qualification de la personne ayant assist\u00e9 la femme, le retour des r\u00e8gles et la reprise des rapports sexuels apr\u00e8s la naissance du nouveau n\u00e9. Concernant l'allaitement, les questions portent sur sa fr\u00e9quence et sa dur\u00e9e, sur le type d'allaitement (maternel ou artificiel), ainsi que sur l'utilisation des diff\u00e9rents compl\u00e9ments nutritionnels. La deuxi\u00e8me sous-partie, de cinquante-deux questions, porte sur la vaccination et la sant\u00e9 des enfants. Il s'agit de la fr\u00e9quence et du traitement de la fi\u00e8vre, de la toux et de la diarrh\u00e9e chez les enfants de moins de cinq ans. \n- Nuptialit\u00e9 : cette section comporte dix-sept questions qui permettent de saisir l'\u00e9tat matrimonial de la femme, la cohabitation avec le mari lorsqu'elle est mari\u00e9e, le r\u00e9gime de mariage et l'activit\u00e9 sexuelle. \n- Pr\u00e9f\u00e9rences en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9 : cette section recueille des informations sur le d\u00e9sir d'enfants suppl\u00e9mentaires, l'intervalle pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 et id\u00e9al entre les naissances, et l'attitude du mari concernant la taille de la famille. \n- Caract\u00e9ristiques du conjoint et activit\u00e9 \u00e9conomique de la femme : \u00e0 ce niveau, seize questions ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es afin de connaitre les caract\u00e9ristiques socio-professionnelles du conjoint des femmes en union et l'activit\u00e9 professionnelle de ces femmes. Mortalit\u00e9 maternelle : cette section vise \u00e0 obtenir des informations sur les d\u00e9c\u00e8s provoqu\u00e9s parles grossesses et\/ou les accouchements. On pose des questions concernant tous les fr\u00e8res et soeurs de la femme enqu\u00eat\u00e9e. \n- Etat nutritionnel des m\u00e8res et des enfants de moins de 5 ans : cette section est r\u00e9serv\u00e9e aux mesures anthropom\u00e9triques des femmes enqu\u00eat\u00e9es et de leurs enfants \u00e2g\u00e9s de moins de \ncinq ans. \n\nc) Le questionnaire mari qui est une forme simplifi\u00e9e du questionnaire individuel femme permet de collecter des informations sur la connaissance et l'utilisation de la contraception, et sur les opinions des maris en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9, de taille de la famille et de planification familiale. \n\nd) Le questionnaire communautaire a pour objectif de recueillir quelques informations sur les infrastructures socio-\u00e9conomiques et sanitaires disponibles pour les 235 grappes s\u00e9lectionn\u00e9es.","coll_situation":"PERSONNEL ET CALENDRIER DES ACTIVITES DE I'EDSN \n\nPour assurer une bonne r\u00e9alisation des objectifs assign\u00e9s \u00e0 I'EDSN, une Direction Nationale a \u00e9t\u00e9 mise en place sous l'autorit\u00e9 d'un Directeur National. Le Directeur National \u00e9tait assist\u00e9 par un Directeur Technique qui s'occupait de toutes les questions techniques; il encadrait les superviseurs ainsi que le personnel d'enqu\u00eate; il assurait aussi la coordination g\u00e9n\u00e9rale des travaux informatiques. \n\nD'autre part, des consultants nationaux ont effectu\u00e9 la traduction des questionnaires dans les deux principales langues nationales (le haoussa et le djerma) ainsi que la formation du personnel de terrain dans ces deux langues, Enfin il faut pr\u00e9ciser que ce travail de l'\u00e9quipe de I'EDSN a \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 par une assistance technique internationale dans plusieurs domaines (sondage, conception des questionnaires, formation du personnel d'enqu\u00eate, traitement et analyse des donn\u00e9es). \n\nLe recrutement et la formation du personnel de terrain se sont effectu\u00e9s en trois \u00e9tapes, le d\u00e9nombrement, le pr\u00e9-test et l'enqu\u00eate principale. \n\nPour le d\u00e9nombrement, compte tenu de la complexit\u00e9 de l'op\u00e9ration, 19 agents ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s parmi les agents de la DSCN et parmi les contractuels ayant d\u00e9j\u00e0 effectu\u00e9 la cartographie du RGP de 1988. \n\nPour le pr\u00e9-test, 20 agents dont 16 des diff\u00e9rents d\u00e9partements du pays et 4 de la DSCN ont \u00e9t\u00e9 retenus pour suivre une formation de 21 jours. La formation en langues traditionnelles a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9e par des sp\u00e9cialistes du Centre de Formation des Cadres de l'Alphab\u00e9tisation (CFCA). Pour les travaux de terrain du pr\u00e9-test, deux zones d'enqu\u00eates ont \u00e9t\u00e9 retenues : le quartier Boukoki IV (Communaut\u00e9 Urbaine de Niamey) pour le milieu urbain et les villages de Saguia, Diamoy\u00e9, Kollo haoussa et Kollo djerma pour le milieu rural. D'une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le pr\u00e9-test a permis d'identifier plusieurs probl\u00e8mes concernant la formulation de certaines questions, la pr\u00e9sentation des questionnaires et la traduction en langues traditionnelles. \n\nEn ce qui concerne l'enqu\u00eate principale, le recrutement s'est effectu\u00e9 de la mani\u00e8re suivante: \n\n- les membres de l'\u00e9quipe technique de I'EDSN, s\u00e9lectionn\u00e9s au niveau de la DSCN, ont assur\u00e9 la supervision des activit\u00e9s de terrain. Il faut pr\u00e9ciser que l'\u00e9quipe technique \u00e9tait compos\u00e9e d'un \u00e9pid\u00e9miologiste du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 Publique, d'une sociologue du Minist\u00e8re du D\u00e9veloppement Social, de la Population et de la Promotion de la Femme, de statisticiens et d\u00e9mographes de la DSCN et d'une d\u00e9mographe consultante; \n\n- les chefs d'\u00e9quipe et les controleuses (16 au total) ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s parmi les cadres des r\u00e9gions ayant effectu\u00e9 le pr\u00e9-test; \n- les enqu\u00eatrices (au nombre de 33) ont \u00e9t\u00e9 s\u00e91ectionn\u00e9es au niveau de la Communaut\u00e9 Urbaine de Niamey, apr\u00e8s la formation et d'apr\u00e8s leurs r\u00e9sultats aux diff\u00e9rents tests d'aptitude. \n\nLa formation qui a dur\u00e9 quatre semaines consistait, d'une part, en des expos\u00e9s th\u00e9oriques concernant les techniques d'enregistrement des informations et d'interview et, d'antre part, en des exercices sur la fa\u00e7on de remplir les questionnaires. Les cours \u00e9taient donn\u00e9s en fran\u00e7ais et, par la suite, des compl\u00e9ments de formation ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s en haoussa et djerma par des cadres de l'alphab\u00e9tisation. En outre, des cadres du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 sont intervenus durant la formation pour donner aux enqu\u00eatrices des informations sur le planning familial et la sant\u00e9 de la m\u00e8re et des enfants. Apr\u00e8s cette formation th\u00e9orique, une formation sur le terrain s'est d\u00e9roul\u00e9e dans trois centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) de Niamey pour que les enqu\u00eatrices pratiquent la prise des mesures anthropom\u00e9triques\n\nCOLLECTE DES DONNEES \n\nApr\u00e8s une formation de quatre semaines environ, huit \u00e9quipes compos\u00e9es de quatre enqu\u00eatrices, une contr\u00f4leuse, un chef d'\u00e9quipe et un chauffeur ont visit\u00e9 les 235 zones de d\u00e9nombrement s\u00e9lectionn\u00e9es pour r\u00e9aliser l'enqu\u00eate principale. Au total, il a fallu pr\u00e8s de quatre mois aux \u00e9quipes (du 4 mars au 30 juin 1992) pour mener \u00e0 bien cette t\u00e2che.","act_min":"Dans le cadre du suivi des travaux sur le terrain, des missions de supervision ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement. Ces missions avaient pour but d'appr\u00e9cier les conditions de travail de chaque \u00e9quipe, de contr\u00f4ler la qualit\u00e9 du travail, de r\u00e9soudre les probl\u00e8mes \u00e9ventuels rencontr\u00e9s par les \u00e9quipes, de contr\u00f4ler les moyens mis \u00e0 leur disposition, de les ravitailler en mat\u00e9riel et de ramener \u00e0 Niamey les questionnaires des grappes enqu\u00eat\u00e9es.","cleaning_operations":"L'exploitation des donn\u00e9es de I'EDSN s'est d\u00e9roul\u00e9e en quatre \u00e9tapes : \n\na) V\u00e9rification : la v\u00e9rification consistait en un contr\u00f4le d'exhaustivit\u00e9 de l'\u00e9chantillon par rapport aux fiches de terrain et en un contr\u00f41e sommaire de la coh\u00e9rence des donn\u00e9es. Ce travail, ex\u00e9cut\u00e9 par quatre agents de v\u00e9rification sous l'autorit\u00e9 d'un superviseur, a commenc\u00e9 trois semaines apr\u00e8s le d\u00e9but de la collecte et a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 parall\u00e8lement aux travaux de terrain. Cette v\u00e9rification a permis d'am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des donn\u00e9es recueillies. \n\nb) Saisie et \u00e9dition des donn\u00e9es : l'ensemble des op\u00e9rations de saisie et d'apurement des donn\u00e9es, ainsi que la tabulation ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 la DSCN, sur micro-ordinateurs au moyen du logiciel ISSA (Integrated System for Survey Analysis) d\u00e9velopp\u00e9 par Macro International Inc. La saisie a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e par six agents de saisie. Ces agents ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s en m\u00eame temps que les enqu\u00eatrices avant de suivre leur propre formation sur micro-ordinateurs. A la suite de la saisie, les membres de l'\u00e9quipe technique ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l'\u00e9dition des donn\u00e9es, \u00e0 savoir la v\u00e9rification de la coh\u00e9rence interne des r\u00e9ponses contenues dans les questionnaires. Pour appr\u00e9cier la qualit\u00e9 des donn\u00e9es et r\u00e9duira le taux d'erreurs lors de la saisie, une double saisie \u00e9tait pr\u00e9vue par un autre agent. Cette double saisie a concem\u00e9 dix pour cent des grappes. \n\nc) Apurement: apr\u00e8s la saisie et l'\u00e9dition des donn\u00e9es d'une grappe, un programme de contr\u00f4le \u00e9tait ex\u00e9cut\u00e9 pour v\u00e9rifier la coh\u00e9rence interne des r\u00e9ponses. A ce stade tous les fichiers de grappes sont fusionn\u00e9s en un seul et unique fichier. \n\nd) Tabulation : il s'agit du d\u00e9veloppement et de l'exploitation des programmes destin\u00e9s \u00e0 fournir les tableaux de base n\u00e9cessaires \u00e0 l'\u00e9laboration du rapport pr\u00e9liminaire et du rapport final. \n\nL'ensemble des op\u00e9rations de contr\u00f4le et de nettoyage de fichier ainsi que la fabulation des donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es au moyen du logiciel ISSA."},"analysis_info":{"response_rate":"Toutes les 235 grappes s\u00e9lectionn\u00e9es ont pu \u00eatre enqu\u00eat\u00e9es au cours de I'EDSN, le nombre de m\u00e9nages s\u00e9lectionn\u00e9s dans chaque grappe variant de 10 a 45. Au total, 5 819 m\u00e9nages ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s et, parmi eux, 5500 m\u00e9nages ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s au moment de l'enqu\u00eate. Parmi ces 5500 m\u00e9nages, 5242 ont pu \u00eatre enqu\u00eat\u00e9s avec succ\u00e8s, soit un taux de r\u00e9ponse de 95 pour cent comme l'indique le Tableau ci dessous. \n\nDans les 5242 m\u00e9nages enqu\u00eat\u00e9s, 6750 femmes ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es comme \u00e9tant \u00e9ligibles pour l'enqu8te individuelle, et un sous-\u00e9chantillon de 1843 maris de femmes \u00e9ligibles a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 pour l'enqu\u00eate mari. Parmi les femmes \u00e9ligibles, 6503 ont \u00e9t\u00e9 enqu\u00eat\u00e9es avec succ\u00e8s, soit un taux de r\u00e9ponse de 96 pour cent. Parmi les 1843 maris \u00e9ligibles, 1570 ont \u00e9t\u00e9 enqu\u00eat\u00e9s avec succ\u00e8s, soit un taux de r\u00e9ponse de 85 pour cent.","sampling_error_estimates":"Les erreurs de sondage peuvent \u00eatre \u00e9valu\u00e9es statistiquement. Les estimations qui figurent dans ce rapport ont \u00e9t\u00e9 obtenues a partir d'un \u00e9chantillon de 6 503 femmes \u00e2g\u00e9s de 15 \u00e0 49 ans. Si l'enqu\u00eate avait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e aupr\u00e8s d'autres enqu\u00eat\u00e9es, on a tout lieu de penser que les fr\u00e9quences des r\u00e9ponses auraient \u00e9t\u00e9 quelque peu diff\u00e9rentes de celles que l'on a pr\u00e9sent\u00e9es. C'est l'incertitude de cette assomption que refl\u00e8te l'erreur de sondage; celle-ci permet donc de mesurer le degr\u00e9 de variation des r\u00e9ponses suivant l'\u00e9chantillon. \n\nL'erreur-type (ET) est un indice particuli\u00e8rement utile pour mesurer l'erreur de sondage d'un param\u00e8tre (moyenne ou proportion). On l'estime \u00e0 partir de la variance des r\u00e9ponses dans l'\u00e9chantillon m\u00eame : l'erreur-type est la racine carr\u00e9e de la variance. Cet indice a pour propri\u00e9t\u00e9 que dans 95 pour cent des \u00e9chantillons de taille et caract\u00e9ristique identiques, la valeur vraie d'un param\u00e8tre pour l'ensemble d'une population se trouve \u00e0 l'int\u00e9rieur de l'intervalle de + 2 ET. \n\nIl existe un deuxi\u00e8me indice tr\u00e8s utile qui est la racine carr\u00e9e de l'effet du plan de sondage (REPS) ou effet de grappe : c'est le rapport de l'erreur-type observ\u00e9e sur l'erreur-type qu'on aurait obtenue si on avait eu recours a un sondage al\u00e9atoire simple. Cet indice r\u00e9v\u00e8le dans quelle mesure le plan de sondage qui a \u00e9t\u00e9 choisi se rapproche d'un \u00e9chantillon al\u00e9atoire simple de la m\u00eame taille : la valeur 1,0 de la REPS indique que le plan de sondage est aussi efficace qu'un \u00e9chantillon al\u00e9atoire simple, alors qu'une valeur sup\u00e9rieure \u00e0 1,0 indique un accroissement de l'erreur de sondage dfl \u00e0 un plan de sondage plus complexe et moins efficace au point de vue statistique. Le logiciel CLUSTERS calcule aussi l'erreur relative et l'intervalle de confiance pour chaque estimation. \n\nLes erreurs de sondage pour I'EDSN ont \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9es pour certaines des variables les plus int\u00e9ressantes. Les r\u00e9sultats sont pr\u00e9sent\u00e9s en annexe du Rapport Final pour tout le pays, l'ensemble du milieu urbain, le milieu rural, la capitale Niamey, les autres centres urbains, et les cinq d\u00e9partements ou groupes de d\u00e9partements (Dosso, Maradi, Tahoua\/Agadez, Tillab\u00e9ri et Zinder\/Diffa). Pour chaque variable, le type de statistique (moyenne ou proportion) et la population de base sont pr\u00e9sent\u00e9s dans le tableau D. 1 du Rapport Final. Les tableaux D.2 \u00e0 D. 11 pr\u00e9sentent la valeur de la statistique (M), l'erreur-type (ET), le nombre de cas non-pond\u00e9r\u00e9s (N) et pond\u00e9r\u00e9s (N'),la racine carr\u00e9e de l'effet du plan de sondage (REPS), l'erreur relative (ET\/M), et l'intervalle de confiance ET 95% (M+2ET) pour chaque variable. \n\nEn g\u00e9n\u00e9ral, les erreurs relatives de la plupart des estimations pour l'ensemble du pays sont faibles, sauf dans le cas de tr\u00e8s faibles proportions. On remarque certaines diff\u00e9rences dans les erreurs relatives au niveau des sous-\u00e9chantillons : par exemple, pour la variable \"Enfants n\u00e9s vivants des femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans,\" l'erreur relative en tant que pourcentage de la moyenne estim\u00e9e est, respectivement, de 1,4%, 2,0% et 3,6% pour l'ensemble des femmes du pays, pour le milieu urbain et pour Niamey. Pour la m\u00eame variable, I'EDSN a donn\u00e9 un nombre moyen d'enfants n\u00e9s vivants de 3,852 pour l'ensemble des femmes, auquel correspond une erreur-type de 0,056 enfant. La fourchette dans laquelle se place la moyenne + 2 ET est donc 3,740 et 3,963. La probabilit\u00e9 que la vraie valeur du nombre moyen d'enfants n\u00e9s vivants des femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans soit \u00e5 l'int\u00e9rieur de cet intervalle est de 95%. \n\nSi l'\u00e9chantillon des femmes avait \u00e9t\u00e9 tir\u00e9 d'apr\u00e8s un plan de sondage al\u00e9atoire simple, il aurait \u00e9t\u00e9 possible d'utiliser des formules simples pour calculer les erreurs de sondage. Cependant, l'\u00e9chantillon de I'EDSN est un \u00e9chantillon stratifi\u00e9 \u00e0 deux degr\u00e9s. Par cons\u00e9quent, on a besoin d'utiliser des formules plus complexes. Le logiciel CLUSTERS, d\u00e9velopp\u00e9 par l'International Statistical Institute pour l'Enqu\u00eate Mondiale sur la F\u00e9condit\u00e9, a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour calculer les erreurs de sondage suivant la m\u00e9thodologie statistique appropri\u00e9e.","data_appraisal":"On appelle erreurs de mesure les biais imputables \u00e0 la mise en oeuvre de la collecte et de l'exploitation des donn\u00e9es telles que l'omission de m\u00e9nages s\u00e9lectionn\u00e9s, la mauvaise interpr\u00e9tation des questions, soit de la part de l'enqu\u00eatrice, soit de la part de l'enqu\u00eat\u00e9e, ou encore les erreurs de saisie des donn\u00e9es. Quoique tout le possible ait \u00e9t\u00e9 fait pour minimiser ce type d'erreur pendant la mise en oeuvre de I'EDSN, il est difficile d'\u00e9viter et d'\u00e9valuer toutes les erreurs de mesure."}},"data_access":{"dataset_use":{"contact":[{"name":"MEASURE DHS, ICF Macro","affiliation":"","email":"archive@measuredhs.com","uri":"http:\/\/www.measuredhs.com"}],"cit_req":"Use of the dataset must be acknowledged using a citation which would include:\n- the Identification of the Primary Investigator\n- the title of the survey (including country, acronym and year of implementation)\n- the survey reference number\n- the source and date of download","disclaimer":"L'utilisateur des donn\u00e9es reconnait que le producteur des donn\u00e9es, le distributeur agr\u00e9\u00e9, ainsi que les bailleurs de fonds ayant contribu\u00e9 au financement de la production de ces donn\u00e9es, ne sont nullement responsables de l'utilisation qui sera faite de ces donn\u00e9es, ni des interpr\u00e9tations et conclusions d\u00e9riv\u00e9es de leur analyse et utilisation."}}},"schematype":"survey","tags":[{"tag":"noDOI"}]}