{"doc_desc":{"title":"RWA_1992_DHS_v01_M","idno":"DDI_RWA_1992_DHS_v01_M","producers":[{"name":"World Bank, Development Economics Data Group","abbreviation":"DECDG","affiliation":"","role":"Production of metadata"}],"prod_date":"2012-04-30","version_statement":{"version":"Version 01: (February 2012)"}},"study_desc":{"title_statement":{"idno":"RWA_1992_DHS_v01_M","title":"Enqu\u00eate D\u00e9mographique et de Sant\u00e9 1992","alt_title":"EDSR 1992 \/ DHS 1992","translated_title":"Demographic and Health Survey 1992"},"authoring_entity":[{"name":"Office National de la Population (ONAPO)","affiliation":""}],"production_statement":{"producers":[{"name":"Macro International Inc.","affiliation":"","role":"Technical assistance"}],"funding_agencies":[{"name":"U.S. Agency for International Development","abbreviation":"USAID","role":"Funding"},{"name":"United Nations Children's Fund","abbreviation":"UNICEF","role":"Funding"}]},"distribution_statement":{"contact":[{"name":"General Inquiries","affiliation":"","email":"info@measuredhs.com","uri":"http:\/\/www.measuredhs.com"},{"name":"Data and Data Related Resources","affiliation":"","email":"archive@measuredhs.com","uri":"http:\/\/www.measuredhs.com"}]},"series_statement":{"series_name":"Demographic and Health Survey (standard) - DHS II","series_info":"L'Enqu\u00eate D\u00e9mographique et de Sant\u00e9 1992 est la premi\u00e8re EDS r\u00e9alis\u00e9e au Rwanda."},"study_info":{"abstract":"L'Enqu\u00eate D\u00e9mographique et de Sant\u00e9 au Rwanda (EDSR) a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e par l'Office National de la Population (ONAPO) avec l'assistance technique de Macro International Inc. Il s'agit d'une enqu\u00eate par sondage r\u00e9alis\u00e9e au niveau national, dont l'objectif est de fournir des informations d\u00e9taill\u00e9es sur la f\u00e9condit\u00e9, la planification familiale, la sant\u00e9 de la m\u00e8re et de l'enfant et la mortalit\u00e9 infanto-juv\u00e9nile. Faisant suite \u00e0 l'Enqu\u00eate Nationale sur la F\u00e9condit\u00e9 (ENF) r\u00e9alis\u00e9e par I'ONAPO en 1983 et au Recensement G\u00e9n\u00e9ral de la Population et de l'Habitat (RGPH) de 1991, les r\u00e9sultats de I'EDSR permettent de mettre en lumi\u00e8re les changements intervenus au Rwanda durant ces derni\u00e8res ann\u00e9es, en particulier en ce qui concerne les niveaux de f\u00e9condit\u00e9, de connaissance et d'utilisation de la planification familiale et ceux de mortalit\u00e9 infanto-juv\u00e9nile. Au cours de I'EDSR, dont les travaux de collecte se sont d\u00e9roules de juin \u00e0 octobre 1992, 6 252 m\u00e9nages, 6 551 femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er (15-49 ans) et 598 maris appartenant \u00e0 ces m\u00e9nages ont \u00e9t\u00e9 enqu\u00eates avec succ\u00e8s sur l'ensemble du territoire national. \n\nL'EDSR est une enqu\u00eate par sondage dont l'objectif principal est de recueillir, \u00e0 l'\u00e9chelle nationale, des donn\u00e9es fiables et de qualit\u00e9 permettant de : \n\n- calculer certains taux d\u00e9mographiques et, plus particuli\u00e8rement, les taux de f\u00e9condit\u00e9 et de mortalit\u00e9 infantile ; \n- analyser les facteurs qui d\u00e9terminent le niveau et les tendances de la f\u00e9condit\u00e9 et de la mortalit\u00e9 ; \n- estimer les niveaux de connaissance et de pratique de la contraception chez les femmes en \u00e5ge de procr\u00e9er et chez leur mari ; \n- conna\u00eetre les pr\u00e9f\u00e9rences en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9 et l'attitude envers la planification familiale des femmes et de leur mari ; \n- \u00e9valuer la situation de la sant\u00e9 maternelle et infantile en ce qui concerne les vaccinations, la pr\u00e9valence et le traitement de la diarrh\u00e9e et des maladies respiratoires, les pratiques d'allaitement, les soins pr\u00e9natals et l'assistance \u00e0 l'accouchement ; \n- \u00e9valuer l'\u00e9tat nutritionnel des enfants de moins de 5 ans \u00e0 partir des mesures anthropom\u00e9triques. \n\nGr\u00e2ce \u00e0 l'exp\u00e9rience acquise par les cadres durant I'EDSR, ce projet vise \u00e9galement h renforcer les capacit\u00e9s du Rwanda, en g\u00e9n\u00e9ral, et de I'ONAPO, en particulier, pour r\u00e9aliser des \u00e9tudes similaires dans le futur. \n\nPRINCIPAUX RESULTATS\n\nAvec les niveaux actuels de la f\u00e9condit\u00e9, les femmes rwandaises donneront naissance, en moyenne, \u00e0 6,2 enfants durant leur vie f\u00e9conde. Bien que cette f\u00e9condit\u00e9 reste \u00e9lev\u00e9e, elle a fortement diminu\u00e9 au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es puisque, selon I'ENF de 1983, les femmes avaient, en moyenne, 8,5 enfants. La f\u00e9condit\u00e9 a donc connu une baisse de 27 pour cent en moins de 10 ans. La forte proportion de femmes c\u00e9libataires, le recul de l'\u00e2ge au premier mariage et aux premiers rapports sexuels et l'augmentation de la pr\u00e9valence contraceptive sont autant de facteurs qui expliquent cette baisse. En outre, les niveaux de f\u00e9condit\u00e9 varient fortement en fonction de la r\u00e9sidence et du niveau d'instruction. Les femmes du milieu urbain (4,5 enfants) donnent naissance \u00e0 pr\u00e8s de deux enfants de moins que les femmes du milieu rural (6,3 enfants). Les femmes ayant d\u00e9pass\u00e9 le niveau d'instruction primaire (4,3 enfants) ont, en moyenne, plus d'un enfant de moins que celles ayant seulement un niveau d'instruction primaire (5,9 enfants), et pr\u00e8s de trois enfants de moins que celles qui n'ont jamais fr\u00e9quent\u00e9 l'\u00e9cole (7,0 enfants). Du point de vue r\u00e9gional, la f\u00e9condit\u00e9 varie d'un minimum de 5,2 enfants dans les pr\u00e9fectures de Butare\/Gitarama \u00e0 un maximum de 7,2 dans les pr\u00e9fectures de Kibuye\/Ruhengeri\/Gisenyi. \n\nAu moment de l'enqu\u00eate, 10 pour cent des adolescentes de 15-19 ans avaient d\u00e9j\u00e0 eu, au moins, un enfant ou \u00e9taient enceintes pour la premi\u00e8re fois. En outre, cette proportion d'adolescentes ayant commenc\u00e9 leur vie f\u00e9conde varie fortement selon la r\u00e9gion (de 7 pour cent \u00e0 Butare\/Gitarama, \u00e0 16 pour cent \u00e0 Byumba\/Kibungo), et selon le niveau d'instruction (de 3 pour cent chez les adolescentes ayant d\u00e9pass\u00e9 le niveau d'instruction primaire, \u00e0 22 pour cent chez celles sans instruction). Ce sont les cat\u00e9gories de femmes chez lesquelles se rencontrent ces fortes proportions d'adolescentes m\u00e8res ou enceintes qui ont les niveaux les plus \u00e9lev\u00e9s de f\u00e9condit\u00e9. \n\nParmi les femmes enqu\u00eat\u00e9es, la proportion des c\u00e9libataires est importante : 32 pour cent ont d\u00e9clar\u00e9 n'avoir jamais \u00e9t\u00e9 en union. De m\u00eame, on observe une forte proportion de femmes en rupture d'union, soit par veuvage (4 pour cent), soit par divorce ou s\u00e9paration (6 pour cent). Ainsi, au total, 42 pour cent des femmes de 15-49 ans n'\u00e9taient pas en union au moment de l'enqu\u00eate. A 20-24 ans, 45 pour cent des femmes sont encore c\u00e9libataires, et l'\u00e2ge m\u00e9dian d'entr\u00e9e en union est de plus en plus tardif : il est pass\u00e9 de 18,7 ans chez les femmes des g\u00e9n\u00e9rations les plus anciennes, \u00e2g\u00e9es de 45-49 ans \u00e0 l'enqu\u00eate, \u00e5 20,9 ans chez celles de 25-29 ans. De m\u00eame, dans les g\u00e9n\u00e9rations r\u00e9centes \u00e2g\u00e9es de 25-29 ans \u00e0 l'enqu\u00eate, les premiers rapports sexuels se produisent plus tardivement (m\u00e9diane de 20,2 ans) que dans les g\u00e9n\u00e9rations anciennes (m\u00e9diane de 18,4 ans). Ces changements de comportement en mati\u00e8re d'union et de rapports sexuels expliquent, en grande partie, la baisse de la f\u00e9condit\u00e9 observ\u00e9e r\u00e9cemment. \n\nDepuis I'ENF (1983), la connaissance de la contraception s'est tr\u00e8s nettement am\u00e9lior\u00e9e : 67 pour cent de femmes connaissaient une m\u00e9thode quelconque de contraception en 1983, contre 98 pour cent en 1992 pour les seules m\u00e9thodes modernes. En outre, parmi les femmes en union qui d\u00e9clarent connaitre une m\u00e9thode, 92 pour cent savent o\u00f9 se la procurer. Plus d'une femme sur cinq utilisait la contraception au moment de l'enqu\u00eate. Parmi les m\u00e9thodes modernes, les injections (8 pour cent) et la pilule (3 pour cent) sont les plus utilis6es; parmi les m\u00e9thodes traditionnelles, c'est la continence p\u00e9riodique (5 pour cent) et le retrait (3 pour cent) qui sont les plus pratiqu\u00e9es. Le condom reste tr\u00e8s peu utilise (moins de 1 pour cent). Depuis 1983, la pr6valence contraceptive a fortement augment\u00e9, en particulier pour les m\u00e9thodes modernes, passant de 1 \u00e0 13 pour cent. Le d\u00e9veloppement de la contraception, et surtout des m\u00e9thodes modernes, est un autre facteur important expliquant la baisse de la f\u00e9condit\u00e9 observ\u00e9e r\u00e9cemment. \n\nComme pour la f\u00e9condit\u00e9, les niveaux d'utilisation de la contraception varient selon le milieu de r\u00e9sidence et le niveau d'instruction : 13 pour cent des femmes du milieu rural utilisent une m\u00e9thode moderne contre 20 pour cent en milieu urbain. De m\u00eame, l'utilisation de la contraception moderne varie de 11 pour cent chez les femmes sans instruction \u00e0 28 pour cent chez celles qui ont un niveau d'instruction sup\u00e9rieur au primaire. Cependant, 93 pour cent des femmes en union qui connaissent une m\u00e9thode contraceptive approuvent la planification familiale, et la diffusion d'informations \u00e0 ce sujet dans les m\u00e9dia est approuv\u00e9e par 95 pour cent. \n\nPlus d'un tiers des femmes rwandaises en union et plus d'un tiers de leur mari partagent le m\u00eame d\u00e9sir de limiter leur descendance : ils ont exprim\u00e9 le souhait de ne plus avoir d'enfants. Si toutes les grossesses non d\u00e9sir\u00e9es \u00e9taient \u00e9vit\u00e9es, la f\u00e9condit\u00e9 totale serait de 4,2 enfants, soit 2 enfants de moins que la f\u00e9condit\u00e9 actuelle. Ce niveau de f\u00e9condit\u00e9 d\u00e9sir\u00e9e (4,2 enfants) correspond \u00e9galement au nombre id\u00e9al d'enfants exprim\u00e9 par les femmes et leurs matis. On estime que 40 pour cent des femmes en union ont des besoins non-satisfaits en mati\u00e8re de planification familiale. Si ces besoins \u00e9taient satisfaits, la pr\u00e9valence contraceptive pourrait atteindre 62 pour cent. Ces r\u00e9sultats laissent pr\u00e9sager que la baisse de la f\u00e9condit\u00e9 amorc\u00e9e se poursuivra dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. \n\nL'EDSR fournit aussi un ensemble d'informations tr\u00e8s importantes sur la sant\u00e9 de la m\u00e8re et de l'enfant ainsi que sur l'\u00e9tat nutritionnel des enfants. \n\nConcernant les soins pr\u00e9natals, on constate que, quelles que soient les caract\u00e9ristiques de la m\u00e8re, 92 \u00e0 99 pour cent des naissances des cinq ann\u00e9es ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l'enqu\u00eate ont donn\u00e9 lieu \u00e0 des consultations pr\u00e9natales. Par ailleurs, dans 9 cas sur 10, la m\u00e8re a re\u00e7u au moins une injection antit\u00e9tanique pendant la grossesse. Cependant, trois naissances sur quatre ont lieu \u00e0 la maison et une naissance sur cinq se d\u00e9roule sans l'assistance de professionnels de la sant\u00e9. En outre, on constate d'\u00e9normes diff\u00e9rences du point de vue du niveau d'instruction de la m\u00e8re et du milieu de r\u00e9sidence : 67 pour cent des naissances du milieu urbain ont lieu en formation sanitaire contre 23 pour cent en milieu rural, et 65 pour cent des naissances des femmes ayant une instruction sup\u00e9rieure au primaire se sont d6roul\u00e9es avec l'assistance de professionnels de la sant\u00e9, contre seulement 18 pour cent des naissances chez les femmes sans instruction. \n\nD'apr\u00e8s les d\u00e9clarations des m\u00e8res et selon les renseignements tir\u00e9s des carnets de vaccination, la grande majorit\u00e9 des enfants de 12-23 mois (87 pour cent) ont re\u00e7u tous les vaccins du Programme Elargi de Vaccination (PEV) et, pour 83 pour cent des enfants, ces vaccinations ont \u00e9t\u00e9 faites conform\u00e9ment au calendrier vaccinal recommand\u00e9 par l'OMS. Cette couverture vaccinale est assez uniform\u00e9ment r\u00e9partie selon le milieu de r\u00e9sidence, la r\u00e9gion et le niveau d'instruction puisqu'elle ne varie que de 83 \u00e0 95 pour cent selon les diff\u00e9rents groupes de m\u00e8res. \n\nEn ce qui concerne les maladies de l'enfance, 33 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont pr\u00e9sent\u00e9 des sympt0mes d'infections respiratoires aigu\u00ebs (toux et respiration courte et rapide), 42 pour cent ont eu de la fi\u00e8vre et 23 pour cent ont eu un ou plusieurs \u00e9pisodes diarrh\u00e9iques, pendant les deux semaines qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l'enqu\u00eate. Quelle que soit la maladie, moins d'un tiers des enfants ont \u00e9t\u00e9 conduits en consultation lorsqu'ils \u00e9taient malades. En outre, environ 3 enfants sur 10 n'ont re\u00e7u aucun traitement pendant leur maladie; pour ceux qui ont re\u00e7u un traitement, il s'agissait le plus fr\u00e9quemment de rem\u00e8des traditionnels. Parmi les enfants atteints de diarrh\u00e9e, la moiti\u00e9 d'entre eux n'a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d'aucune forme de r\u00e9hydratation par voie orale, alors que la grande majorit\u00e9 des femmes connaissent les sels de r\u00e9hydratation orale (85 pour cent). \n\nLa quasi totalit\u00e9 des enfants rwandais n\u00e9s au cours des cinq ann\u00e9es ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l'enqu\u00eate ont \u00e9t\u00e9 allait\u00e9s (97 pour cent), et cela sur une longue p\u00e9riode, puisque un enfant sur deux est allait\u00e9 pendant pr~s de 28 mois. Cependant, seulement 18 pour cent des enfants sont mis au sein imm\u00e9diatement apr\u00e8s la naissance. En outre, contrairement aux recommandations de l'OMS selon lesquelles un enfant ne doit recevoir rien d'autre que le sein jusqu'\u00e0 4-6 mois, un enfant sur trois re\u00e7oit des compl\u00e9ments nutritionnels \u00e0 l'\u00e2ge de 4-5 mois. A l'oppos\u00e9, parmi les enfants de 6-7 mois pour lesquels le lait maternel seul n'est plus suffisant \u00e0 leur alimentation, un sur trois ne re\u00e7oit pas d'aliment de compl\u00e9ment. \n\nPr\u00e8s de la moiti\u00e9 des enfants rwandais de moins de cinq ans souffrent de sous-nutrition chronique qui se manifeste par un retard de croissance. Cette forme de sous-nutrition augmente avec l'\u00e2ge pour atteindre 54 pour cent des enfants de 12-23 mois et pour se maintenir ensuite autour de 50 \u00e0 60 pour cent. Par ailleurs, 7 pour cent des enfants de 12-23 mois souffrent de sous-nutrition aigu\u00eb qui se manifeste par l'\u00e9maciation. \n\nMalgr\u00e9 des r\u00e9sultats tr\u00e8s satisfaisants dans le domaine des soins pr\u00e9natals et de la vaccination des enfants, la forte pr\u00e9valence des maladies de l'enfance et leur manque de traitement explique que la mortalit\u00e9 des enfants rwandais reste toujours \u00e9lev\u00e9e. Sur mille enfants qui naissent vivants, 85 d\u00e9c\u00e8dent avant le premier anniversaire, et sur mille enfants qui atteignent un an, 72 meurent avant d'atteindre 5 ans. Globalement, la mortalit\u00e9 infanto-juv\u00e9nile touche 150 enfants pour mille naissances vivantes. Ces niveaux de mortalit\u00e9 ont n\u00e9anmoins nettement diminu\u00e9 au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es : depuis la fin des ann\u00e9es 1970, o\u00f9 elle \u00e9tait estim\u00e9e ~t 225 pour mille, la mortalit\u00e9 infanto-juv\u00e9nile aurait baiss\u00e9 de 44 pour cent. \n\nLes niveaux de mortalit\u00e9 pr\u00e9sentent d'assez faibles variations selon le milieu de r\u00e9sidence des m\u00e8res, la mortalit\u00e9 infanto-juv\u00e9nile variant de 163 pour mille en milieu rural \u00e0 155 pour mille en milieu urbain. Par contre, les enfants de m\u00e8res sans instruction courent pr\u00e8s de deux fois plus de risques de d\u00e9c\u00e9der avant l'\u00e2ge de 5 ans que ceux dont la m\u00e8re a un niveau d'instruction sup\u00e9rieur au primaire. Par ailleurs, les enfants n\u00e9s de m\u00e8res tr\u00e8s jeunes (moins de 20 ans) sont plus exposes \u00e5 la mortalit\u00e9 infantile (121 pour mille) que ceux n\u00e9s de m\u00e8res plus \u00e2g\u00e9es (90 pour mille ou moins); de m\u00eame, les intervalles interg\u00e9n\u00e9siques tr\u00e8s courts sont associ\u00e9s \u00e0 une mortalit\u00e9 infantile (159 pour 1 000) pr\u00e8s de trois fois plus \u00e9lev\u00e9e que celle associ\u00e9e aux intervalles interg\u00e9n\u00e9siques de quatre ans ou plus (57 pour mille). Ainsi, la f\u00e9condit\u00e9 pr\u00e9coce et des grossesses trop rapproch\u00e9es contribuent au maintien d'une mortalit\u00e9 \u00e9lev6ee parmi les enfants.","coll_dates":[{"start":"1992-06","end":"1992-10","cycle":""}],"nation":[{"name":"Rwanda","abbreviation":"RWA"}],"geog_coverage":"Pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, certaines zones ont \u00e9t\u00e9 exclues de l'enqu\u00eate. Il s'agit de 44 secteurs ruraux dans les pr\u00e9fectures de Byumba et Ruhengeri. Les zones exclues repr\u00e9sentent environ 2,8 pour cent de la population rwandaise.\n\nPour l'analyse de l'enqu\u00eate, les r\u00e9sultats seront pr\u00e9sent\u00e9s selon le milieu de r\u00e9sidence urbain-rural et selon un regroupement de pr\u00e9fectures. En effet, la taille de l'\u00e9chantillon ne permet pas de mener des analyses statistiquement significatives au niveau des 11 pr\u00e9fectures du pays prises s\u00e9par\u00e9ment. Au cours de l'analyse, on a donc utilis\u00e9 les regroupements suivants : les pr\u00e9fectures de Kibuye, Ruhengeri et Gisenyi, les pr\u00e9fectures de Cyangugu et de Gikongoro, les pr6fectures de Butare et de Gitarama, les pr\u00e9fectures de Byumba et de Kibungo, et les pr\u00e9fectures de Kigali (rural) et de la ville de Kigali.","analysis_unit":"- Household\n- Women age 15-49\n- Husband\n- Children under five years","universe":"L'univers de l'enqu\u00eate est l'ensemble de la population et au niveau des sous-populations des femmes de 15 \u00e0 49 ans, des maris du m\u00e9nage, des enfants de moins de 5 ans.","data_kind":"Sample survey data","notes":"L'Enqu\u00eate D\u00e9mographique et Sant\u00e9 1992 du Rwanda couvre les th\u00e8mes suivants :\n\n- caract\u00e9ristiques socio-d\u00e9mographiques \n- caract\u00e9ristiques du conjoint et activit\u00e9 \u00e9conomique de la femme \n- grossesse et allaitement\n- mesures anthropom\u00e9triques des enfants de moins de cinq ans\n- nuptialit\u00e9 \n- pr\u00e9f\u00e9rences en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9 \n- reproduction connaissance et utilisation de la contraception \n- vaccination et sant\u00e9 des enfants"},"method":{"data_collection":{"data_collectors":[{"name":"Office National de la Population","abbreviation":"ONAPO","affiliation":""}],"sampling_procedure":"L'Enqu\u00eate D\u00e9mographique et de Sant\u00e9 au Rwanda (EDSR) a pr\u00e9vu un \u00e9chantillon de 6 000 femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans. Pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, certaines zones ont \u00e9t\u00e9 exclues de l'enqu\u00eate. Il s'agit de 44 secteurs ruraux dans les pr\u00e9fectures de Byumba et Ruhengeri. Les zones exclues repr\u00e9sentent environ 2,8 pour cent de la population rwandaise. \n\nBASE DE SONDAGE \n\nLe choix de la base de sondage au niveau ar\u00e9olaire s'est effectu\u00e9 s\u00e9par\u00e9ment pour les milieux urbain et rural. En milieu urbain, l'ensemble des districts de recensement (DR) cr66s pour le Recensement G\u00e9n\u00e9ral de la Population et de l'Habitat (RGPH) de 1991 ont servi de base de sondage. Les donn\u00e9es concernant les effectifs de population sont les donn\u00e9es disponibles les plus r\u00e9centes. \n\nEn milieu rural, l'ensemble des cellules ont servi de base de sondage. Le choix des cellules plut\u00f4t que des DR a \u00e9t\u00e9 fait sur la base de plusieurs \u00e9l\u00e9ments. Les cellules sont bien connues partout au Rwanda et facilement rep\u00e9rables dans la hi\u00e9rarchie administrative : pr\u00e9fecture, commune, secteur et cellule. Elles sont de taille inf\u00e9rieure \u00e0 celle des DR, ce qui permettrait de r\u00e9duire les co\u00fbts de d\u00e9nombrement des m\u00e9nages. Les effectifs de population des cellules peuvent ne pas \u00eatre aussi r\u00e9cents que les r\u00e9sultats du recensement. Cependant les listes des m\u00e9nages r\u00e9sidant dans les cellules existent chez les chefs de cellule qui les mettent plus ou moins \u00e0 jour. En cas de diff\u00e9rence entre les chiffres du recensement et ceux des chefs de cellules, ces derniers ont \u00e9t\u00e9 rectifi\u00e9s sur la base des r\u00e9sultats du d\u00e9nombrement des m\u00e9nages. \n\nCARACTERISTIQUES DE L'ECHANTILLON \n\nL'\u00e9chantillon de I'EDSR est bas\u00e9 sur un sondage ar\u00e9olaire stratifi\u00e9 et tir\u00e9e deux degr\u00e9s. Au premier degr\u00e9, 201 unit\u00e9s primaires de sondage (UPS) ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9es avec des probabilit\u00e9s proportionnelles \u00e0 leur taille. Une UPS correspond \u00e0 un DR en milieu urbain et \u00e0 une cellule en milieu rural. Les mesures de taille sont, pour les cellules, les effectifs de m\u00e9nages obtenus aupr\u00e8s des chefs de cellule, et pour les DR, les m\u00e9nages recens6s en 1991. On a, au total, 51 UPS urbaines et 150 UPS rurales. Pour faciliter le travail de d\u00e9nombrement des m\u00e9nages et r\u00e9duire le d\u00e9placement des enqu\u00eatrices, les UPS qui d\u00e9passaient 500 m\u00e9nages ont \u00e9t\u00e9 scind\u00e9es en segments dont un seul a \u00e9t\u00e9 retenu pour l'enqu\u00eate. \n\nEn milieu rural, la stratification est implicite. Les cellules figurent dans la liste par ordre hi\u00e9rarchique administratif : pr\u00e9fecture, commune, secteur, cellule. En milieu urbain, on a distingu\u00e9 d'abord deux strates explicites : les DR \u00e0 caract\u00e8re rural et les DR effectivement urbains. Au sein de chaque strate, les DR ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9s d'abord par villes, celles-ci \u00e9tant ordonn\u00e9es selon leur taille. Au sein de chaque ville, on a suivi l'ordre hi\u00e9rarchique administratif. \n\nUn d\u00e9nombrement exhaustif des m\u00e9nages r\u00e9sidant dans chaque grappe a fourni une liste de m\u00e9nages \u00e0 partir de laquelle on a tir\u00e9, au deuxi\u00e8me degr\u00e9, un \u00e9chantillon de m\u00e9nages. Dans les m\u00e9nages tir\u00e9s on a enqu\u00eat\u00e9 chaque femme \u00e2g\u00eae de 15 \u00e0 49 ans. \n\nPARAMETRES DE SONDAGE \n\nD'apr\u00e8s les projections faites en 1990 avant le d\u00e9roulement du RGPH, 2 la population r\u00e9sidente de femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans repr\u00e9sentait seulement 7 pour cent en milieu urbain. L'effectif cible de l'\u00e9chantillon \u00e9tant de 6 000 femmes, un \u00e9chantillon proportionnel aurait accord\u00e9 seulement 420 femmes urbaines, ce qui aurait \u00e9t\u00e9 trop faible pour des analyses approfondies au niveau du milieu urbain. On a donc tripl\u00e9 le taux de sondage du milieu urbain par rapport \u00e0 celui du rural. \n\nLes principaux param\u00e8tres de l'\u00e9chantillon calcul\u00e9s pour la premi\u00e8re enqu8te et retenus pour l'enqu\u00eate de 1992 sont les suivants : (1) en milieu rural, 150 cellules tir\u00e9es avec une moyenne de 33 m\u00e9nages par cellules; (2) en milieu urbain, 51 DR tir\u00e9s avec une moyenne de 22 m\u00e9nages par DR.","sampling_deviation":"Pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, certaines zones ont \u00e9t\u00e9 exclues de l'enqu\u00eate : il s'agit de 44 secteurs ruraux dans les pr\u00e9fectures de Byumba et Ruhengeri. Les zones exclues repr\u00e9sentent environ 2,8 pour cent de la population rwandaise. De plus, l'enqu\u00eate n'a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e dans deux des quinze grappes s\u00e9lectionn\u00e9es \u00e0 Byumba parce que cette zone \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e \u00e0 hauts risques et que I'ONAPO ne voulait pas exposer les enqu\u00eateurs aux dangers du conflit. Cependant, les m\u00e9nages de ces cellules ne repr\u00e9sentant qu'une tr\u00e8s faible portion de l'\u00e9chantillon, le fait qu'ils n'aient pas \u00e9t\u00e9 enqu\u00eat\u00e9s n'entra\u00eene pas de distorsion significative de l'information.","coll_mode":"Face-to-face","research_instrument":"Trois questionnaires ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s au cours de I'EDSR : le questionnaire m\u00e9nage, le questionnaire individuel femme et le questionnaire mari. Les entretiens se sont d\u00e9roul\u00e9s dans la langue nationale, le kinyarwanda. \n\na) Le questionnaire m\u00e9nage a permis d'\u00e9tablir la liste de tous les membres du m\u00e9nage et de collecter \u00e0 leur sujet quelques caract\u00e9ristiques importantes. Ce questionnaire comporte aussi plusieurs questions relatives aux caract\u00e9ristiques physiques des logements, permettant d'\u00e9valuer les conditions \u00e9conomiques et environnementales dans lesquelles vivent les femmes qui sont enqu\u00eat\u00e9es individuellement. N\u00e9anmoins, l'objectif principal du questionnaire m\u00e9nage a \u00e9t\u00e9 de permettre l'identification des femmes \u00e9ligibles et, \u00e9ventuellement, de leur mari. \n\nb) Le questionnaire individuel femme a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour enregistrer les informations concernant les femmes \u00e9ligibles, c'est-\u00e0-dire les femmes de 15-49 ans, ayant pass\u00e9 la nuit pr\u00e9c\u00e9dant l'entretien dans le m\u00e9nage s\u00e9lectionn\u00e9, quel que soit leur statut de r\u00e9sidence. Ce questionnaire comprend huit sections qui portent sur les th\u00e8mes suivants : \n\n- caract\u00e9ristiques socio-d\u00e9mographiques \n- reproduction connaissance et utilisation de la contraception \n- grossesse et allaitement, \n- vaccination et sant\u00e9 des enfants \n- nuptialit\u00e9 pr\u00e9f\u00e9rences en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9 \n- caract\u00e9ristiques du conjoint et activit\u00e9 \u00e9conomique de la femme \n- mesures anthropom\u00e9triques des enfants de moins de cinq ans. \n\nc) Le questionnaire mari qui est une forme simplifi\u00e9e du questionnaire individuel femme, comprend les sections suivantes : \n- caract\u00e9ristiques socio-d\u00e9mographiques \n- connaissance et utilisation de la contraception \n- pr\u00e9f\u00e9rences en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9.","coll_situation":"Apr\u00e8s une formation d'environ trois semaines, six \u00e9quipes, chacune compos\u00e9e de quatre enqu\u00eatrices, d'un agent charg\u00e9 des mesures anthropom\u00e9triques, d'une contr\u00f41euse et d'un chef d'\u00e9quipe, se sont charg\u00e9es de la collecte des donn\u00e9es pendant une p6riode d'environ quatre mois. Des missions de supervision \u00e9taient r\u00e9guli\u00e8rement organis\u00e9es sur le terrain dans le but de renforcer, aupr\u00e8s des enqu\u00eatrices, les contr\u00f41es peur garantir la qualit\u00e9 des donn\u00e9es. La saisie des donn\u00e9es se faisant parall\u00e8lement \u00e0 la collecte, le service informatique produisait des tableaux de qualit\u00e9 des donn\u00e9es permettant de mettre en \u00e9vidence les erreurs les plus importantes commises par chaque \u00e9quipe pendant la collecte. Ces tableaux constituaient, pour les superviseurs de terrain, un outil efficace peur signaler aux enqu\u00eatrices certains probl\u00e8mes, omissions ou incoh\u00e9rences trouv\u00e9es dans les donn\u00e9es collect\u00e9es. Les missions de supervision relayaient le travail de contr\u00f41e permanent qu'effectuaient le chef d'\u00e9quipe et la contr\u00f41euse.","act_min":"Des missions de supervision \u00e9taient r\u00e9guli\u00e8rement organis\u00e9es sur le terrain dans le but de renforcer, aupr\u00e8s des enqu\u00eatrices, les contr\u00f41es peur garantir la qualit\u00e9 des donn\u00e9es. La saisie des donn\u00e9es se faisant parall\u00e8lement \u00e0 la collecte, le service informatique produisait des tableaux de qualit\u00e9 des donn\u00e9es permettant de mettre en \u00e9vidence les erreurs les plus importantes commises par chaque \u00e9quipe pendant la collecte. Ces tableaux constituaient, pour les superviseurs de terrain, un outil efficace peur signaler aux enqu\u00eatrices certains probl\u00e8mes, omissions ou incoh\u00e9rences trouv\u00e9es dans les donn\u00e9es collect\u00e9es. Les missions de supervision relayaient le travail de contr\u00f41e permanent qu'effectuaient le chef d'\u00e9quipe et la contr\u00f41euse.","cleaning_operations":"Tous les questionnaires remplis, contr\u00f41\u00e9s et regroup\u00e9s par grappe \u00e9taient ramen\u00e9s \u00e0 la direction de I'EDSR \u00e0 Kigali par les superviseurs \u00e0 leur retour de mission. Apr\u00e8s r\u00e9ception des dossiers de grappe, un contr\u00f4le d'exhaustivit\u00e9 des questionnaires et une v\u00e9rification sommaire de la coh\u00e9rence des donn\u00e9es \u00e9taient r\u00e9alis\u00e9es avant la saisie des questionnaires. La saisie et l'\u00e9dition des donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es sur micro-ordinateurs en utilisant le logiciel ISSA (lntegrated System for Survey Analysis) d\u00e9velopp\u00e9 par Macro Intemational, Inc. \n\nApr\u00e8s la saisie et l'\u00e9dition des donn\u00e9es, l'imputation de certaines dates manquantes et l'apurement des fichiers, dans les mois suivant la fin des op\u00e9rations de collecte, une premi\u00e8re s\u00e9rie de tableaux a \u00e9t\u00e9 produite pour l'\u00e9laboration du rapport pr\u00e9liminaire. Les tableaux qui figurent dans le pr\u00e9sent rapport ont \u00e9t\u00e9 produits apr\u00e8s publication du rapport pr\u00e9liminaire, apr\u00e8s que de nouvelles v\u00e9rifications et que l'apurement des fichiers aient \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s. Toutes les phases du traitement des donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es au moyen du logiciel ISSA."},"analysis_info":{"response_rate":"Malgr\u00e9 le climat d'ins\u00e9curit\u00e9 r\u00e9gnant dans le pays au moment du travail sur le terrain, les r\u00e9sultats de l'enqu\u00eate sont satisfaisants. A l'int\u00e9rieur des 201 grappes de l'\u00e9chantillon, on a s\u00e9lectionn\u00e9 6509 m\u00e9nages, dans lesquels 6947 femmes \u00e9ligibles ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es. Parmi les m\u00e9nages s\u00e9lectionn\u00e9s, 6 368 ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s et 6 252 enqu\u00eat\u00e9s avec succ\u00e8s, soit un taux de r\u00e9ponse de 98,2 pour cent. Parmi les femmes \u00e9ligibles, 6551 ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9es avec succ\u00e8s, soit un taux de r\u00e9ponse de 94,3. En ce qui concerne l'enqu\u00eate aupr\u00e8s des maris, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 d'interviewer tous les maris pr\u00e9sents dans un m\u00e9nage s\u00e9lectionn\u00e9 sur cinq seulement. Le choix d'un sous-\u00e9chantillon de si petite taille r\u00e9pondait \u00e0 des contraintes budg\u00e9taires, induites par l'arr\u00eat, puis la reprise des activit\u00e9s de l'enqu\u00eate. A l'int\u00e9rieur des 1227 m\u00e9nages s\u00e9lectionn\u00e9s pour cette enqu\u00eate et pour lesquels l'interview avait \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9e, 715 maris ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s et 598 d'entre eux ont \u00e9t\u00e9 enqu\u00eat\u00e9s avec succ\u00e8s, soit un taux de r\u00e9ponse de 83,6 pour cent. Compte tenu de la petite taille de l'\u00e9chantillon, les r\u00e9sultats concernant l'enqu\u00eate aupr\u00e8s des matis ne constitueront pas un chapitre \u00e0 part, mais seront pr\u00e9sent\u00e9s en m\u00eame temps que les r\u00e9sultats concernant les femmes, et au niveau national seulement.","sampling_error_estimates":"Les erreurs de sondage peuvent \u00eatre \u00e9valu\u00e9es statistiquement. Les estimations qui figurent dans ce rapport ont \u00e9t\u00e9 obtenues \u00e0 partir d'un \u00e9chantillon de 6551 femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans. Si l'enqu\u00eate avait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e aupr\u00e8s d'autres enqu\u00eat\u00e9es, on a tout lieu de penser que les fr\u00e9quences des r\u00e9ponses auraient \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s peu diff\u00e9rentes de celles que l'on a pr\u00e9sent\u00e9es. C'est l'incertitude de cette assomption que refl\u00e8te l'erreur de sondage; celle-ci permet donc de mesurer le degr\u00e9 de variation des r\u00e9ponses suivant l'\u00e9chantillon. L'erreur-type (ET) est un indice particuli\u00e8rement utile pour mesurer l'erreur de sondage d'un param\u00e8tre (moyenne ou proportion). On l'estime \u00e0 partir de la variance des r\u00e9ponses dans l'\u00e9chantillon m\u00eame : l'erreur-type est la racine carr\u00e9e de la variance. Cet indice a pour propri\u00e9t\u00e9 que dans 95 pour cent des \u00e9chantillons de taille et de caract\u00e9ristique identiques, la valeur vraie d'un param\u00e8tre pour l'ensemble d'une population se trouve \u00e0 l'int\u00e9rieur de l'intervalle de + 2 ET. \n\nSi l'\u00e9chantillon des femmes avait \u00e9t\u00e9 tir\u00e9 d'apr\u00e8s un plan de sondage al\u00e9atoire simple, il aurait \u00e9t\u00e9 possible d'utiliser des formules simples pour calculer les erreurs de sondage. Cependant, l'\u00e9chantillon de I'EDSR est un \u00e9chantillon stratifi\u00e9 \u00e0 deux degr\u00e9s. Par cons\u00e9quent, on a besoin d'utiliser des formules plus complexes. Le logiciel CLUSTERS, d\u00e9velopp\u00e9 par l'International Statistical Institute pour l'Enqu\u00eate Mondiale sur la F\u00e9condit\u00e9, a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour calculer les erreurs de sondage suivant la m\u00e9thodologie statistique appropri\u00e9e. \n\nIl existe un deuxi\u00e8me indice tr\u00e8s utile qui est la racine carr\u00e9e de l'effet du plan de sondage (REPS) ou effet de grappe : c'est le rapport de l'erreur-type observ\u00e9e sur l'erreur-type qu'on aurait obtenue si on avait eu m\u0153urs \u00e0 un sondage al\u00e9atoire simple. Cet indice r\u00e9v\u00e8le dans quelle mesure le plan de sondage qui a \u00e9t\u00e9 choisi se rapproche d'un \u00e9chantillon al\u00e9atoire simple de m\u00eame taille : la valeur 1 de la REPS indique que le plan de sondage est aussi efficace qu'un \u00e9chantillon al\u00e9atoire simple, alors qu'une valeur sup\u00e9rieure \u00e0 1 indique un accroissement de l'erreur de sondage dr \u00e0 un plan de sondage plus complexe et moins efficace au point de vue statistique. Le logiciel CLUSTERS calcule aussi l'erreur relative et l'intervalle de confiance pour chaque estimation. \n\nLes erreurs de sondage pour I'EDSR ont \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9es pour certaines des variables les plus int\u00e9ressantes. Les r\u00e9sultats sont pr\u00e9sent\u00e9s dans une annexe du Rapport Final pour l'ensemble du pays, le milieu urbain et le milieu rural, et cinq grandes r\u00e9gions qui r\u00e9sultent du regroupement de pr\u00e9fectures : les pr\u00e9fectures de Kigali (rural) et de la ville de Kigali; les pr\u00e9fectures de Kibuye, Ruhengeri et Gisenyi; les pr\u00e9fectures de Cyangugu et de Gikongoro; les pr\u00e9fectures de Butare et de Gitarama; les pr\u00e9fectures de Byumba et de Kibungo. Pour chaque variable, le type de statistique (moyenne ou proportion) et la population de base sont pr\u00e9sent\u00e9s dans le Tableau C.1 du Rapport Final. Les Tableaux C.2 et C.9 pr\u00e9sentent la valeur de la statistique (M), l'erreur-type (ET), le nombre de cas non-pond\u00e9r\u00e9s (N) et pond\u00e9r\u00e9s (N'), la racine carr\u00e9e de l'effet du plan de sondage (REPS), l'erreur relative (ET\/M), et l'intervalle de confiance \u00e0 95% (M+2ET) pour chaque variable. \n\nEn g\u00e9n\u00e9ral, les erreurs relatives de la plupart des estimations pour l'ensemble du pays sont faibles, sauf dans le cas de tr\u00e8s faibles proportions. On remarque certaines diff\u00e9rences dans les erreurs relatives au niveau des sous-\u00e9chantillons : par exemple, pour la variable \"Enfants n\u00e9s vivants des femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans\", l'erreur relative en tant que pourcentage de la moyenne estim\u00e9e est, respectivement, de 1,6%, 3,4% et 4,9% pour l'ensemble des femmes du pays, pour le milieu urbain et pour les pr\u00e9fectures de Kigali. \n\nPour la meme variable, I'EDSR a donn\u00e9 un nombre moyen d'enfants n\u00e9s vivants de 3,069 pour l'ensemble des femmes, auquel correspond une erreur-type de 0,05 enfant. La fourchette dans laquelle se place la moyenne + 2 ET est donc 2,969 et 3,169. La probabilit\u00e9 que la vraie valeur du nombre moyen d'enfants n\u00e9s vivants des femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans soit \u00e0 l'int\u00e9rieur de cet intervalle est de 95%.","data_appraisal":"On appelle erreurs de mesure les biais imputables \u00e0 la mise en \u0153uvre de la collecte et de l'exploitation des donn\u00e9es telles que l'omission de m\u00e9nages s\u00e9lectionn\u00e9s, la mauvaise interpr\u00e9tation des questions, soit de la part de l'enqu\u00eatrice, soit de la part de l'enqu\u00eat\u00e9e, ou encore les erreurs de saisie des donn\u00e9es. Quoique tout le possible ait \u00e9t\u00e9 fait pour minimiser ce type d'erreur pendant la mise en oeuvre de I'EDSR, il est difficile d'\u00e9viter et d'\u00e9valuer toutes les erreurs de mesure."}},"data_access":{"dataset_use":{"contact":[{"name":"MEASURE DHS, ICF Macro","affiliation":"","email":"archive@measuredhs.com","uri":"http:\/\/www.measuredhs.com"}],"cit_req":"L'utilisation des donn\u00e9es doit \u00eatre mentionn\u00e9e par l'inclusion d'une r\u00e9f\u00e9rence bibliographique contenant au minimum:\n- l'identification de l'enqu\u00eateur principal (agence ou personne ayant assur\u00e9 la responsabiit\u00e9 de la production des donn\u00e9es)\n- le titre exact de l'enqu\u00eate (y compris le pays, l'ann\u00e9e de l'enqu\u00eate et l'abbr\u00e9viation du titre de l'enqu\u00eate lorsque disponible)\n- le num\u00e9ro de r\u00e9f\u00e9rence de l'enqu\u00eate tel qu'indiqu\u00e9 dans notre catalogue\n- la source et la date du t\u00e9l\u00e9chargement des fichiers de donn\u00e9es pour les donn\u00e9es obtenues en ligne","disclaimer":"L'utilisateur des donn\u00e9es reconnait que le producteur des donn\u00e9es, le distributeur agr\u00e9\u00e9, ainsi que les bailleurs de fonds ayant contribu\u00e9 au financement de la production de ces donn\u00e9es, ne sont nullement responsables de l'utilisation qui sera faite de ces donn\u00e9es, ni des interpr\u00e9tations et conclusions d\u00e9riv\u00e9es de leur analyse et utilisation."}}},"schematype":"survey","tags":[{"tag":"noDOI"}]}